Un article écrit par Annie Verreault

Un vaccin à la rescousse des abeilles

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Les ruches infectées par la loque américaine doivent souvent être brûlées. (Photo d'archives)Cliquez ici pour afficher l'image d'en-tête
Les ruches infectées par la loque américaine doivent souvent être brûlées. (Photo d'archives)

Au printemps prochain, les apiculteurs canadiens pourront compter sur un nouveau vaccin pour lutter contre la loque américaine, une maladie qui fait des ravages dans les ruches.

Produit par la société biotechnologique américaine Dalan Animal Health, ce vaccin a été approuvé par l'Agence canadienne d’inspection des aliments à l’automne 2023. Celui-ci doit être administré sous supervision vétérinaire.

Une maladie qui fait des ravages

La loque américaine est un cauchemar pour de nombreux apiculteurs canadiens.

Cette maladie, causée par la bactérie Pænibacillus larvæ, s’attaque aux larves d’abeilles et se propage rapidement. Robert McBain, apiculteur et propriétaire de l'entreprise Worker & Hive Bee Supply, à Calgary, affirme qu’elle peut se transmettre d’une colonie à l’autre même si celles-ci se trouvent à des kilomètres de distance.

Les spores de la loque américaine se logent notamment dans l’équipement des apiculteurs et dans la cire d’abeille et elles peuvent y survivre durant des dizaines d’années, souligne Robert McBain.

C’est comme si ça ne finissait jamais.

Reece Chandler, apiculteur et propriétaire de Scandia Honey

Pour s’en débarrasser, les apiculteurs doivent brûler ;es ruches. Cela implique aussi de tuer les abeilles à l’intérieur, c’est donc terrible, souligne Reece Chandler, apiculteur et propriétaire de Scandia Honey, en Alberta.

Des antibiotiques existent également pour lutter contre la loque américaine. Cependant, Robert McBain note que les producteurs constatent une résistance aux antibiotiques. Reece Chandler ajoute que leur utilisation peut altérer la perception qu'ont les consommateurs des produits apicoles.

Les conséquences financières de la loque américaine peuvent être considérables pour les apiculteurs. Selon le ministère de l’Agriculture et de la Forêt de l’Alberta, les conséquences de cette maladie pourraient entraîner des pertes financières pouvant aller jusqu’à 18,4 millions de dollars dans la province si elle n’est pas traitée.

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Vacciner sans aiguille

Le vaccin est intégré à la nourriture des abeilles, qui la transmettent ensuite à la reine en la nourrissant. La reine transmet par la suite son immunité aux œufs qu’elle pond, ce qui protège les larves de la ruche.

C’est très excitant, affirme Reece Chandler, qui utilisera ce vaccin sans hésiter.

Nous serions fous de ne pas utiliser tous les outils que nous avons dans notre coffre. Il est déjà difficile de maintenir les abeilles en vie au Canada.

Reece Chandler, apiculteur et propriétaire de Scandia Honey

Selon lui, ce vaccin pourrait également permettre des avancées dans le traitement d'autres maladies qui touchent les abeilles, telles que la loque européenne, de plus en plus répandue au Canada.

La distribution de ce vaccin au Canada débutera au printemps 2024.

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Avec les informations de Dan McGarvey