Un article écrit par Francis Bouchard

Des résidents d’un parc de maisons mobiles disent manquer d’eau depuis des semaines

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Mark Gosselin montre le faible débit d'eau qui coule de son robinet.Cliquez ici pour afficher l'image d'en-tête
Mark Gosselin montre le faible débit d'eau qui coule de son robinet.

Des résidents d’un parc de maisons mobiles à Timmins se disent frustrés d’avoir peu ou pas d’eau potable depuis près d’un mois et de recevoir très peu d’information des gestionnaires sur les mesures prises pour résoudre le problème.

Le parc de maisons mobiles Notre-Dame Place compte 110 résidences.

Depuis le 7 décembre, on a un manque d’eau, affirme l'un des résidents, Mark Gosselin, en soulignant que la majorité d’entre eux doivent composer avec un débit d’eau très faible et que près d’une vingtaine de maisons n’ont pas d’eau du tout.

Une autre quarantaine de résidences ont très peu de pression d'eau.

On va en ville pour laver nos vêtements. Il faut qu’on achète plus d’eau pour boire et on visite nos amis pour aller prendre des douches et se laver, affirme M. Gosselin.

Juste pour remplir pour laver ma vaisselle, ça prend environ 45 minutes, précise-t-il.

Le pire, je trouve, c’est pour les bains et la toilette parce que c’est vraiment essentiel. Aussi, on ne peut pas laver [les vêtements] depuis Noël. Il faut aller laver en ville. Il faut que tu payes pour ça, il faut que tu payes pour acheter de l’eau, indique une autre résidente, Gisèle Plourde.

Manque de communication, selon les résidents

Les résidents déplorent l'absence de réponses à leurs questions de la part des gestionnaires ou propriétaires du parc.

On n’a pas de communication du tout des propriétaires, affirme M. Gosselin.

Il mentionne qu’une pompe a été remplacée le 2 janvier, mais que cela n’a pas réglé le problème.

Finalement, selon M. Gosselin, des résidents ont été avisés par la direction dans un message texte que des représentants d’une entreprise de Toronto allaient se rendre sur place le lundi 8 janvier pour tenter de trouver une possible fuite dans les tuyaux du système alimenté par un puits.

C’est seulement à cause de mes appels à tous les organismes que c’est fait, affirme M. Gosselin.

Des fuites souterraines en cause

Dans une entrevue, la gestionnaire du parc, Diane Lachapelle, mentionne que la pression d’eau est basse en raison d’une fuite souterraine, mais estime que tous les résidents devraient avoir un débit minimum.

Sinon, c'est leur tuyauterie ou leurs filtres ou quelque chose qui est bouché, affirme-t-elle en conseillant de retirer les filtres de leurs robinets pour une amélioration du débit d’eau.

Mme Lachapelle souligne qu’on a dû baisser la pression en raison de la fuite. Nous perdons de 20 000 à 40 000 milliers de gallons par jour, dit-elle.

Elle confirme qu’une entreprise de Toronto spécialisée dans la détection de fuites souterraines sera sur place lundi.

Nous avons du matériel prêt à la réparer [la fuite] dès que nous saurons où elle se trouve, dit-elle.

Un avis d'ébullition tardif

Mark Gosselin affirme qu’un avis de faire bouillir l’eau a été émis seulement le 31 décembre, soit trois semaines après que les problèmes d’eau ont débuté.

Evelyn Fournel, une autre résidente, qui dit que les membres de sa famille, incluant son mari, sa fille et ses petits-enfants ont été sévèrement malade, et il était trop tard quand ils ont reçu l'avis d'ébullition. Avant je m'en aperçois, j'avais déjà bu l'eau.

Irene Cindric a elle aussi été malade, après avoir utilisé l'eau pour rincer des pâtes, ignorant qu'il y avait un risque de contamination.

Dans un courriel, le Bureau de santé Porcupine confirme l’avis d’ébullition.

Pour lever un avis d’ébullition de l’eau, les problèmes doivent être corrigés, à savoir ramener la pression de l’eau aux niveaux prescrits. Ensuite, deux séries d’échantillons doivent être collectées à 24 à 48 heures d’intervalle avec des résultats satisfaisants, indique-t-on.

Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs est également impliqué dans le dossier avec le bureau de santé.

Les résidents déplorent également que la direction du parc n'ait pas offert d’eau embouteillée aux résidents.

M. Gosselin souligne qu’il a lui-même fait les démarches auprès d’épiceries locales et qu’il a obtenu des dons de bouteilles d’eau pour les résidents du parc.

Des résidents se sentent pris au piège en raison des problèmes d’eau récurrents dans le parc de maisons mobiles.

Je ne peux pas vendre, parce que personne ne va acheter ça, affirme Jim Burnett.

M. Gosselin souligne qu'il a perdu la chance de vendre sa maison récemment puisqu’il a dû informer des acheteurs potentiels des problèmes d’eau.

Avec les informations de Jimmy Chabot