Santé publique Sudbury et districts a publié cette semaine un rappel des précautions à prendre, alors que l’on enregistre une hausse des maladies respiratoires et entériques.
Plus d’une douzaine d’éclosions sont recensées dans les centres de soins de longue durée de la région du Grand Sudbury en date du 7 janvier. Selon les données publiées par l’unité de santé publique, 48 personnes ont été admises à l’hôpital pour le traitement d’une maladie respiratoire (COVID-19, influenza, ou virus respiratoire syncytial (VRS)) dans la dernière semaine de 2023.
Dans cette même semaine, 73 nouveaux cas de COVID-19 et 20 cas d’influenza ont été répertoriés par la santé publique, ce qui fait que le niveau d’activité est considéré élevé
, selon Aafza Rajabali, promotrice de la santé pour Santé publique Sudbury et districts. Nous avons aussi vu des éclosions de grippe [influenza], et ces chiffres seront disponibles dans le tableau de la semaine prochaine
, poursuit-elle.
La COVID-19 n’est pas partie
, explique Mme Rajabali. Nous sommes en saison d’hiver et nous savons que les virus circulent davantage pendant cette saison.
Passer beaucoup de temps à l’intérieur crée un environnement idéal pour la propagation des virus, que ce soit la COVID-19, la grippe ou d’autres virus respiratoires
, dit-elle.
Mesures de prévention et vaccination
Toutes les données de Santé publique Sudbury et districts indiquent un taux élevé ou très élevé de maladies dans la population, et les consignes de prévention sont généralement les mêmes que l’on a connues depuis le début de la pandémie de COVID-19.
J’ai peut-être l’air de radoter, mais ces mesures de prévention sont très importantes
, explique Mme Rajabali, avant d’ajouter que l'efficacité de ces mesures sont prouvées scientifiquement.
Elle recommande de se laver régulièrement les mains pendant un minimum de 15 secondes, de porter un masque bien ajusté si l’on est dans un lieu public, et d’éviter de visiter des établissements à haut risque (comme des hôpitaux ou des centres de soins pour personnes âgées) si l’on ressent des symptômes respiratoires. Elle soutient aussi qu’il est important de rester chez soi jusqu’à ce que les symptômes s’améliorent pendant 48 heures, et insiste sur l’importance de la vaccination, non seulement contre la COVID-19, mais aussi contre la grippe et contre le VRS.
C’est un sentiment partagé par la Dre Valérie Sales, infectiologue à l’hôpital de Markham, en banlieue de Toronto. Elle encourage tout le monde à mettre à jour leur vaccination, et de vérifier avec leur médecin s’il y a d’autres vaccins qu’ils devraient mettre à jour, par exemple pour la coqueluche
.
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La Dre Sales insiste aussi sur l’importance des tests de dépistage de la COVID-19, puisqu’un test positif peut donner accès aux médicaments antiviraux comme le Paxlovid, qui peuvent réduire l’impact et la durée de la maladie. C’est très important que les gens sachent qu’ils peuvent aller chercher ce médicament
.
La pandémie a été une expérience d’apprentissage, selon la Dre Sales. Dans la population en général, il y a quand même eu une prise de conscience du fait que les virus respiratoires causent plus que juste un petit rhume
, dit-elle. C’est quelque chose qui peut être plus dangereux et qui peut avoir des conséquences graves ou mortelles.
Elle espère que les apprentissages des dernières années pourront permettre aux gens de protéger les membres de leur famille qui sont à risque, même dans le cas d’un simple rhume.
Des tests négatifs
Alors que les tests maison pour détecter la COVID-19 sont bien répandus, ce genre de test n’existe pas pour les autres maladies communes. On peut tester en milieu hospitalier pour d’autres maladies respiratoires, mais comme le traitement est similaire pour ces diverses maladies, il n’y a pas de raison pratique à tester pour l’influenza de façon répandue, ajoute Mme Rajabali.
Les symptômes des maladies respiratoires sont très communs entre la COVID-19, la grippe ou d'autres virus tels que le VRS. Quel que soit le virus, les mesures de prévention restent les mêmes
, selon Mme Rajabali, et un test négatif pour la COVID-19 ne signifie pas en soi que l’on n’est pas atteint d’un virus respiratoire quelconque, ou même encore de COVID-19.
Certains symptômes, comme la fièvre, peuvent aider à identifier un virus, mais de façon générale, les tests en laboratoire sont utilisés lorsque les symptômes ne sont pas assez précis pour un diagnostic.
La prévalence des virus respiratoires autres que la COVID-19, indétectable par un test à domicile, n’inquiète pas particulièrement la Dre Sales. Elle donne en exemple la rapidité avec laquelle de nouveaux variants de COVID-19 peuvent être identifiés, et rappelle qu’il y a beaucoup de surveillance de ce qui se passe
chez les patients admis à l’hôpital.
Dans un cas où le personnel soignant et la santé publique sont inquiets de l’émergence d’une nouvelle maladie, des échantillons peuvent être rapidement analysés en laboratoire.