La popularité grandissante des programmes de sports spécialisés dans les écoles pousse certains professionnels à mettre des bémols quant aux bénéfices physiques pour les jeunes.
En se consacrant à une seule discipline, les jeunes font une surutilisation de certaines articulations, ce qui augmente le risque de blessures, selon des spécialistes de la santé.
C’est certain que le risque de blessure est augmenté. Le corps n’est pas nécessairement prêt en musculation profonde pour avoir toujours les mêmes mouvements. C’est quelque chose qu’on voit souvent à la clinique
, constate Myriam Boucher, kinésiologue et copropriétaire de Remix Santé, à Saguenay.
En entrevue à l'émission C'est jamais pareil, elle a mentionné qu’il faudrait privilégier la diversité sportive durant la croissance pour éviter les mauvaises surprises physiques à l’âge adulte.
Ce n’est pas lorsqu’ils font leurs mouvements normaux qu’il y a un problème, c’est lors de faux mouvements, une chute par exemple. Il va y avoir un pas de côté et la masse musculaire des moyens fessiers, par exemple, n’est pas développée et c’est là qu’il va y avoir un coup au niveau articulaire au dos ou au genou
, explique Mme Boucher.
Certaines disciplines sont plus risquées que d’autres, comme les sports de raquette ou de balle qui sollicitent toujours le même côté du corps, comme pour les services au tennis ou au volley-ball.
Chaque sport a sa faille. Si on est accro à notre sport, il faut faire de la musculation. Même avant de faire un sport, il faut travailler le corps en profondeur, travailler la fondation, les muscles qui soutiennent les articulations, la colonne vertébrale, le bassin, etc., selon la faiblesse du jeune
, prévient-elle.
Myriam Boucher se réjouit du fait que les équipes interdisciplinaires prennent de plus en plus les jeunes en charge. Mais il faut en parler encore plus, à son avis.
La plus grande faille, c’est l’éducation. Il faudrait en parler en éducation physique au primaire. Comment engager les muscles profonds dans notre sport
, conclut la kinésiologue.
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