Un article écrit par Radio-Canada

50 ans pour l’École de technologie supérieure

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L'École de technologie supérieure est une composante du réseau de l'Université du Québec.Cliquez ici pour afficher l'image d'en-tête
L'École de technologie supérieure est une composante du réseau de l'Université du Québec.

Le mois de mars marque le Mois du génie au Canada. À Montréal, l’École de technologie supérieure (ÉTS) célèbre ce mois-ci son 50e anniversaire. Nos reportages d’archives témoignent de l’expansion fulgurante de l’ÉTS depuis sa création en 1974.

L’École de technologie supérieure forme 25 % des ingénieurs au Québec. L’institution se classe au 2e rang canadien quant au nombre de diplômes de baccalauréat en ingénierie délivrés.

Créée en 1974, l’ÉTS est la 10e constituante de l’Université du Québec. Elle propose une formation des spécialistes des sciences adaptée au développement industriel, notamment la mécanique électrique et le génie civil.

Entre 1976 et 1982, le nombre d’étudiants en ingénierie a plus que doublé à l’ÉTS, passant de 341 à 728.

Dès le début des années 1980, l’ÉTS est à la recherche de nouveaux locaux pour loger les étudiants et les chercheurs en ingénierie.

Au milieu des années 1980, il est question d’aménager un terrain à proximité de l’Institut Armand Frappier et du Cégep Montmorency à Laval.

L’UQAM préfère que l'ÉTS demeure au centre-ville de Montréal.

En septembre 1996, l’École de technologie supérieure inaugure ses nouveaux locaux rue Notre-Dame, dans le quartier Griffintown. Dans les locaux de l’ancienne usine Dow (O’Keeffe), l’ÉTS peut désormais accueillir 3000 étudiants.

Le maire de l’époque, Pierre Bourque, parle d’une relance pour ce quartier.

Avec quelques coups de marteau-piqueur, le ministre de l’Éducation Jean Garon inaugure les travaux. Un projet de 43 millions de dollars.

Il s’agit de voir ce qui se fait dans les pays qui réussissent. Pour savoir à quel point les écoles de technologie supérieure sont une clé du succès du développement économique des pays.

Jean Garon

En plus des enseignements généraux, l’ÉTS se divise en cinq départements : Génie de la construction, Génie mécanique, Génie électrique, Génie des systèmes, Génie logiciel et des TI.

L’ÉTS possède une approche axée sur l’aspect pratique. Au fil des ans, plusieurs étudiants se sont illustrés lors de compétitions internationales d’ingénierie.

En 1997, des étudiants de l’ÉTS raflent les honneurs à Washington avec leur sous-marin monoplace à propulsion humaine.

Dans ce reportage diffusé le 24 juillet 1997, le journaliste Gilles Sirois nous présente l’Omer III et ses concepteurs.

Depuis 1990, le club Omer a conceptualisé 13 sous-marins, remporté 8 records mondiaux ainsi que plusieurs prix et distinctions.

Le Projet Éclipse existe, lui, depuis 1992. Il vise à réaliser l’invention de voitures propulsées à l’énergie solaire qui peuvent atteindre de grandes distances.

Karine Bastien nous en présente un prototype au Téléjournal du 11 juillet 2011.

Des étudiants s’apprêtent alors à partir dans le désert australien pour compétitionner. La voiture solaire Éclipse 7 a été conçue par une vingtaine de futurs ingénieurs de l'ÉTS qui ont travaillé durant une année et demie pour assembler leur bolide.

De 2010 à 2018, le nombre d’étudiants à l'ÉTS a augmenté de 62 %. Leur nombre est aujourd’hui de 11 000.

En 2018, l'Université a affirmé vouloir atteindre les 20 000 étudiants d'ici 10 ans.

Son campus, qui compte déjà 12 bâtiments dans le quartier Griffintown, fait l’objet de projets d’agrandissements.